Femmes en situation de handicap : la violence invisible

Si la violence conjugale est un sujet de plus en plus abordé et étudié dans les dernières années, on en connaît beaucoup moins sur celle vécue par les femmes en situation de handicap. Le manque de ressources adaptées pour ces femmes demeure problématique au Québec.

Extrait:
« Isabelle Boisvert vit avec une paralysie cérébrale et se déplace en fauteuil motorisé, ce qui ne l’empêche pas d’être mère de famille monoparentale et de terminer un doctorat en psychologie à l’UQAM. Son expérience intime de la violence l’a amenée à étudier le phénomène dans ses recherches, et elle est aujourd’hui l’une des rares spécialistes de la question.

Elle est pourtant loin d’être la seule à avoir subi de la violence dans une relation de couple. Selon l’Office des personnes handicapées du Québec, plus de la moitié (51 %) des femmes ayant une incapacité ont vécu de la violence de la part d’un partenaire intime au moins une fois dans leur vie, contre environ une femme sur trois (35 %) pour les femmes sans incapacité.

Une différence considérable donc, et ce, pour chacune des formes de violence étudiées par l’organisme : violence psychologique ou financière (50 % c. 34 %), violence physique (26 % c. 16 %) et violence sexuelle (13 % c. 6 %), sur la base des données recueillies par Statistique Canada. Qu’est-ce qui explique un tel écart? »

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