La face cachée de l’aide à domicile

Faible protection des droits du travail, précarité extrême, risques accrus de blessures, heures de travail supplémentaires non rémunérées, quand ce n’est pas carrément du travail forcé… Les conditions de toutes ces travailleuses de l’ombre, qui prodiguent des soins et du soutien à domicile, ne vont pas en s’améliorant.

« Assez souvent quand je vais dans une maison, je reste plus de temps. Par exemple, je suis payée trois heures, mais je reste quatre heures et demie, cinq heures. Je fais toutes les choses dont on a besoin », a confié Josefina, une préposée d’aide à domicile de 58 ans, à la chercheuse en sociologie Laurence Hamel-Roy.

Josefina est loin d’être la seule. Dans son enquête, Laurence Hamel-Roy a interviewé 14 travailleuses de l’aide à domicile engagées par l’intermédiaire du Programme gouvernemental d’allocation directe – chèque emploi-service. Toutes avaient des témoignages similaires. « Au début de ma recherche, je m’intéressais aux conditions de travail, mais la question des heures non rémunérées revenait systématiquement. Pour certaines personnes, c’était 10-15 minutes à la fin du quart de travail, mais pour d’autres, c’étaient des heures », explique la chercheuse qui termine un doctorat à l’Université Concordia.

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