Le deuil invisible

Les chercheurs de l’étude intitulée « Covideuil » recommandent de « resocialiser le deuil » afin qu’il ne soit plus invisible.

On estime que chaque décès crée neuf personnes endeuillées. Si la pandémie a fait des milliers de morts au Canada, ces décès ont donc endeuillé des centaines de milliers de personnes. Dans le contexte de restrictions sévères pendant la pandémie, ces personnes n’ont souvent pas pu dire au revoir à leur proche ni organiser de rite funéraire. Des chercheurs ont décidé de se pencher sur ce phénomène.

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) mène actuellement une vaste étude sur le deuil en pandémie, avec 955 répondants au total. Si, en temps normal, de 7 % à 10 % des personnes endeuillées ont de grandes difficultés à traverser un deuil et ont besoin de soins médicaux ou psychologiques, la pandémie a fait doubler cette proportion. « Ce qu’on a d’abord constaté au début de l’étude, c’est que 20 % des personnes interrogées présentaient des signes de deuil pathologique. Donc, on était inquiets », résume le professeur et chercheur de l’UQAC Jacques Cherblanc, qui dirige l’étude.

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