Cap sur les étudiants artistes

L’étudiante au baccalauréat en économie politique et artiste Kenza Belhadj se réjouit des nouveaux objectifs de la FAÉCUM. (crédit photo : Isabelle Bergeron)

L’étudiante au baccalauréat en économie politique et artiste Kenza Belhadj se réjouit des nouveaux objectifs de la FAÉCUM. (crédit photo : Isabelle Bergeron)

Lors de son dernier congrès annuel, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’UdeM (FAÉCUM) a annoncé qu’elle s’engageait à « travailler activement à intégrer des artistes du campus dans les activités culturelles et récréatives de la Fédération». Une bonne nouvelle pour les étudiants artistes, qui peinent à trouver une structure pour se mettre en valeur.

 «Il est primordial pour la FAÉCUM d’aider nos artistes de diverses manières», croit le coordonnateur entrant à la vie de campus, Kevin L’Espérance. Il envisage notamment de travailler de concert avec UdeMusik – un regroupement de musiciens – et avec la radio étudiante CISM, dans le but d’encourager la relève locale.

Lorsque l’auteure-compositrice-interprète Grenadine alias Julie Brunet était étudiante à l’UdeM, de 2003 à 2011, en anthropologie, en archéologie, puis en journalisme, elle n’a reçu aucun soutien de la part de l’Université pour développer son talent de musicienne. «Mes activités musicales n’avaient rien à voir avec mon cheminement universitaire», raconte-t-elle. Celle qui vit aujourd’hui de ses compositions applaudit le nouvel objectif de la FAÉ- CUM. «C’est déjà difficile de concilier les études, la musique, le travail et les obligations familiales, tout soutien ne peut être que bienvenu», résume-t-elle.

Le grand spectacle de la rentrée serait une vitrine privilégiée par la FAÉCUM pour inclure davantage de musiciens étudiants, à la suite d’une demande qui a notamment émané d’UdeMusik. Son président, Stewart de Moya, qui avait réussi à jouer lors du spectacle de 2012, a constaté que les artistes étudiants étaient sous-représentés. «J’ai défendu mon point à travers mon association des étudiants d’économie politique [AEEPUM],indique-t-il. Cela a permis à la FAÉCUM de comprendre qu’il y avait des étudiants passionnés en musique qui voulaient se faire connaître.»

Selon Kevin, cette idée a été discutée au sein de la Fédération. «On veut le faire, mais il n’y a rien de précis pour le moment, explique-t-il. On ne peut pas le garantir.»

La FAÉCUM prévoit par ailleurs que la musique ne sera pas la seule forme d’art qui sera exploitée. «Nous tenterons aussi de joindre des artistes étudiants dans des milieux moins connus, comme la peinture», assure le futur coordonnateur. La Fédération envisage d’offrir son soutien logistique et promotionnel pour des événements artistiques tels que des expositions.

Un manque à pallier

L’artiste visuel spécialisé en art performatif Olivier Corneau, diplômé de HEC depuis deux ans, vit de son art depuis un an à peine. S’il vend aujourd’hui ses toiles jusqu’à Paris et est invité à des performances artistiques à New York, c’est sans aucun soutien de la part de la communauté universitaire qu’il a réussi à se faire une place. Il déplore le peu de promotion des arts qui était fait sur le campus. «Il serait facile d’offrir un espace où les étudiants artistes pourraient exposer leurs œuvres, pense-t-il. Il serait aussi intéressant de lancer une bourse pour ces étudiants qui travaillent fort en marge des cours pour faire évoluer leur démarche artistique

L’étudiante au baccalauréat en économie politique Kenza Belhaj est du même avis. Musicienne et auteure-compositrice dans ses temps libres, elle peinait à évoluer musicalement seule tout en poursuivant ses études. « Plusieurs personnes de mon entourage m’encourageaient à me lancer, mais je ne connaissais aucune communauté de musiciens dans ma situation, dit-elle. Si je n’avais pas trouvé UdeMusik, je ne me serais pas mise en avant ; je ne me serais pas autant améliorée.» Kenza est convaincue que la communauté universitaire ne déploie pas suffisamment d’efforts auprès de ses artistes.

La jeune chanteuse croit que les nouveaux objectifs de la FAÉCUM sont une excellente nouvelle. Qui plus est, elle se montre emballée à l’idée de performer lors des activités de la Fédération. «Ce serait une occasion incroyable pour moi de me faire connaître en plus de me familiariser avec la scène.» Elle croit que plusieurs autres artistes seraient intéressés.

 artiste

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Paru dans Quartier Libre le 25 avril 2014.

http://quartierlibre.ca/cap-sur-les-etudiants-artistes/

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