La méditation pleine conscience arrive à l’UdeM

La méditation Pleine conscience permettrait de vaincre l'anxiété, le stress et même la dépression. (Crédit photo: flickr.com/Moyan Brenn)

La méditation Pleine conscience permettrait de vaincre l’anxiété, le stress et même la dépression. (Crédit photo: flickr.com/Moyan Brenn)

Cet hiver sera zen ou ne sera pas. Depuis le 23 janvier dernier, la Faculté de médecine de l’UdeM offre une série d’ateliers gratuits de méditation destinée à la communauté universitaire. L’approche préconisée : la pleine conscience, ou présence attentionnée, qui consiste à se brancher sur l’instant présent et à observer les sensations qui se présentent à l’esprit.

« Le niveau élevé de détresse chez nos contemporains, notamment chez les étudiants et le personnel dans les universités, ainsi que le grand succès de cours similaires précédents auraient motiver la mise en place de ces ateliers », assure le professeur agrégé au Département de psychiatrie de l’UdeM le Dr Hugues Cormier qui anime les ateliers.

Issue du bouddhisme, cette pratique est aujourd’hui de plus en plus utilisée en Occident dans les traitements visant à réduire le stress, l’anxiété, la dépression, et même les douleurs chroniques. Plus généralement, la méditation pleine conscience est un outil de thérapie reconnu et recommandé pour développer des habitudes de santé saines.

Si vous avez parfois l’impression d’être trop dans votre tête et pas assez dans le moment présent, ces ateliers sont faits pour vous. « Méditer, ce n’est pas se couper du monde, c’est au contraire se connecter au monde qui nous entoure », explique M. Cormier.

Il invite d’abord à se concentrer sur sa propre respiration, puis aux sons environnants et à ses pensées, pour finalement commencer à se détacher de ses pensées et de ses émotions. Les pensées ayant un impact majeur sur nos émotions et nos décisions quotidiennes, apprendre à s’en défaire peut s’avérer bénéfique, surtout lorsqu’elles sont négatives selon lui.

Au lieu de s’entêter à chasser ces pensées négatives, la méditation pleine conscience enseigne à les accueillir, et les examiner. C’est la posture d’observateur qui est préconisée. En se mettant ainsi à l’écoute de son corps, de son souffle et de ses pensées, le méditant découvre la structure de ses habitudes. En ramenant son attention sur l’instant présent, il ignore ses regrets du passé et ses préoccupations du futur.

L’objectif est d’arriver à cet état de pleine conscience le plus souvent possible. Facile à dire, mais difficile à faire, d’où l’importance de pratiquer une méditation régulière, conseillle le docteur.

La Faculté de médecine, en partenariat avec Ma santé au sommet, offrent ces atelier les jeudi midis au pavillon Claire McNicoll, retransmis en direct à de nombreux endroits (Campus Laval, Pavillon Jean-Coutu, Pavillon Liliane de Stewart, notamment) en plus d’être disponibles en direct et en différé sur internet, afin d’améliorer l’accessibilité de cette pratique sur le campus.

Les premières rencontres ne sont pas un prérequis aux suivantes, mais il est recommandé de suivre chacun des 12 ateliers pour vivre une bonne initiation à la pratique de la méditation pleine conscience.

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Paru dans Quartier Libre le 24 février 2014.

http://quartierlibre.ca/la-meditation-pleine-conscience-arrive-a-ludem/

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